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 VERNISSAGE 
 LE 3 DÉC. 2026 

 

 

Hommage à Mahmoud Darwich
Ernest Pignon Ernest - Artiste Plasticien

 Du 3 décembre 2026 (vernissage) au 3 mai 2027. 

 



À PROPOS DE L'EXPO

Hommage à Mahmoud Darwich
- Oeuvres de Ernest Pignon Ernest

L’artiste cherche à bousculer les mentalités et à ouvrir les regards sur les réalités du monde en collant, dans les rues des villes et des villages à travers le monde, des sérigraphies grandeur nature issues de ses dessins.
En écho à son parcours De Ramallah à Gaza, il confie : « J’ai conçu un parcours autour de Mahmoud Darwich, avec une image accompagnée de ses textes calligraphiés, apposés dans des lieux symboliques. Tous les Palestiniens, quel que soit leur âge, connaissent sa poésie et s’y reconnaissent. (...) Jamais mes images n’ont, comme là-bas, exprimé avec autant de force la présence et l’absence. » Les photographies de ces collages, progressivement altérés par le temps, constituent de véritables «mémoires de l’éphémère », témoignant à la fois de la fragilité de l’œuvre et de la permanence de son message.

COMMENT LA VOIR ?

Du 03 décembre 2026 au 03 mai 2027

HORAIRES ET JOURS D’OUVERTURE
Du lundi au vendredi de 14h30 à 18h00
Le premier samedi du mois sous réservation
Entrée libre
 
Visite commentée sur rendez-vous auprès de 
Malika Aboubeker : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
04 99 77 28 09
 

SPECIAL SCOLAIRE >> 
[de la primaire au lycée]

Au programme :
- Visite guidée de l’exposition avec la médiatrice 
- Dossier pédagogique de l’exposition fourni aux enseignants
Pour plus d'information, contacter Chloé Didier : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

OÙ LA VOIR ?

LA GALERIE 
L’Art est Public
475 avenue du Comté de Nice
34080 Montpellier

À PROPOS DE L'ARTISTE

Mahmoud Darwich
Ramallah, Palestine - 2009

Il est des moments de l'Histoire, moments le plus souvent cruels, troublés, qui semblent sans issue, où un artiste rencontre et traduit tout un peuple, où sa parole invente les mots-tocsins qui ne cesseront de résonner, d'inspirer, de mobiliser, de tenir en alerte. Pour la Palestine, Mahmoud Darwich fut et demeure celui-là. Dès ses premiers écrits, l'auteur de La terre nous est étroite se trouva en quelque sorte marqué par le destin, avec ce que cela comporte d'élans, de ferveurs, de contraintes, et d'entraves aussi. Son défi fut de répondre en homme et en poète à cette malédiction des temps, sans y perdre sa voix. En cela, il fut unique, irremplaçable. À la fois héros populaire et amant solitaire : comme né d'une même blessure dans deux registres du chant.

Ernest Pignon-Ernest connaissait Mahmoud Darwich et entretenait avec lui des liens d'amitié. Il l'avait déjà portraituré avant de le recevoir dans son atelier d'Ivry en octobre 2007. Rendez-vous avait été pris pour des retrouvailles à Ramallah quelques mois plus tard. La mort du poète en août 2008 changea brutalement le sens de la visite, mais Ernest Pignon-Ernest n'ajourna pas son voyage en Palestine. Très vite, il prit la décision de défier l'absence en usant comme toujours de la seule arme en son pouvoir : le dessin.

Imposer la présence de Darwich en des lieux symboliques, c'était non seulement relayer ses combats et son message, c'était également exorciser l'exil qui avait si longtemps envahi sa vie. Cet homme debout, calme, déterminé, surgissant de l'autre côté du destin, affirmait simplement son droit à être là. Dans le jardin de Sakakini, près de son bureau ; au check point de Qalandia ; au coin d'une rue de Bethléem ; au cœur d'une maison détruite à Jérusalem ; contre le mur de béton qui isole la Cisjordanie ; ou encore sur une pierre de son village natal, en Galilée.

« Comme si j'étais joyeux, je suis revenu », dit un poème de Mahmoud Darwich. Sans préjuger de la joie, car elle se fait là-bas infiniment attendre, Ernest Pignon-Ernest a donné corps et figure à ce retour.

André Velter